SOS-EcoVadis

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Que peut-on faire de mieux pour gérer ses déchets ?

En bref

ENV3549 demande : « Quelles actions votre entreprise a-t-elle mises en œuvre pour gérer les déchets ? » — cinq sous-actions à documenter. La plupart des PME industrielles ont déjà l'essentiel (procédures, registres de collecteurs, certificats) ; le travail consiste à relier chaque document à la bonne sous-action, à combler le trou récurrent de la formation, et à purger les contradictions entre documents avant de charger.

Quelles sont les cinq sous-actions et leurs preuves ?

1. Réduction des déchets internes (réutilisation, récupération, recyclage). Documents à joindre : instructions de gestion des déchets, contrat avec un tiers, registres des matériaux réutilisés, extrait du site web sur les déchets évités. Le document doit démontrer des méthodes qui réduisent la production de déchets en interne : réutilisation de composants, réhabilitation de matériaux usagés.

2. Formation des employés à la réduction et au tri. Matériel de formation (diaporamas, résumés) et preuve de réalisation (rapports, certificats). La formation doit viser plus de réutilisation et de recyclage, et moins de séparation et d'élimination inadéquates.

3. Tri interne et élimination par flux. Instructions de tri, facture du système de tri, contrat de transport ou de traitement, plan de gestion des déchets. Les flux : organiques, papier, verre, métaux, plastiques, dangereux (piles, produits chimiques). Actions typiques : bacs étiquetés par type pour trier à la source, partenariats avec des gestionnaires de déchets.

4. Inventaire / cartographie des flux. Rapport d'analyse de cartographie, rapport de gestion des déchets, instructions de cartographie. La cartographie suit chaque type de déchet de sa production à son élimination, recyclage ou valorisation — elle fait partie de la planification et révèle les points d'amélioration.

5. Autres actions non couvertes ailleurs dans la question.

À quoi ressemble un dossier réel chez un imprimeur wallon de taille S ?

Sous-action Preuve principale Preuves d'appui
1. Réduction interne Procédure de traitement des déchets — récupération et classement des mandrins par longueur, retour des mandrins et plaques plastiques au fournisseur, réemploi des seaux d'encre par les coloristes, palettes reprises Certificats Valipac bois recyclé (53,5 t d'emballages réutilisables type C) + fontaine à eau filtrée et suppression des gobelets + facture de recyclage des cartouches
2. Formation des employés ⚠️ Rien d'exploitable — voir ci-dessous —
3. Tri interne par flux La même procédure — 5 familles de films par code couleur, bacs et presses, benne papier-carton, bois, plastiques, métaux, PMC : exactement les « instructions de tri » attendues Registre d'enlèvement du collecteur 2024-2025 (contrat/traitement) + certificat DEEE
4. Inventaire / cartographie Le fichier de déclaration environnementale régionale 2025 : flux → code déchet → destinataire agréé → région → code de traitement final (R1-R12) → méthode de mesure → N et N-1 — une vraie cartographie Analyse d'évolution 2023-2025 (intensité kg/t produit) + rapports officiels 2023-2025
5. Autres actions La distillation des solvants sur site : 112 t régénérées (R2) sur 144,6 t, soit 77 % traités en interne — l'action la plus forte du dossier Aucune preuve dédiée n'existe → à produire

Que corriger avant de charger les preuves ?

La formation est le trou béant. Les plans de formation ne contiennent aucune ligne « déchets » ou « tri » ; les lignes qui couvriraient la procédure sont « à programmer ». Sans preuve, la sous-action 2 est perdue — c'est le point le moins cher à récupérer : une toolbox d'une demi-heure sur le tri, avec liste d'émargement signée, sur le modèle d'une toolbox existante.

Une contradiction détectable. L'analyse pluriannuelle affirme « aucune élimination (D) sur les 3 exercices » ; le fichier réglementaire montre deux flux en D9 (acide inorganique 0,407 t, piles). Marginal en tonnage, mais un évaluateur qui recoupe y verra un défaut de fiabilité. Reformuler : « 99,9 % des tonnages orientés vers des filières de valorisation R ».

L'action la plus forte n'est documentée nulle part. La distillation de solvants n'apparaît que comme ligne de tableur. Une fiche d'une page (schéma du process, compteur, tonnages régénérés sur trois ans, économie de solvant vierge) en fait une preuve autonome — réutilisable aussi sur les questions énergie et achats.

Quels détails opérationnels ne pas oublier ?

Retirer les mentions du type « à valider par le client avant diffusion externe » d'un rapport de collecteur avant chargement. Quand les tonnages d'un collecteur ne recoupent pas la déclaration réglementaire (périmètres différents : plusieurs collecteurs), ajouter une note de périmètre — sinon l'écart ressemble à une erreur. Enfin, une hausse des déchets dangereux (+20,7 % en absolu ici) sera lue comme une dégradation : EcoVadis la pardonne si elle est commentée et assortie d'un objectif chiffré (« −10 % kg/t d'ici 2028 ») inscrit dans la politique environnementale.

À retenir

Questions fréquentes

EcoVadis pardonne-t-il une tendance déchets défavorable ?
Oui, si elle est commentée ET assortie d'un objectif chiffré. Une hausse des déchets dangereux sera lue comme une dégradation ; un objectif du type « −10 % kg/t d'ici 2028 » inscrit dans la politique environnementale change la lecture de tout le dossier.
Quelle est la preuve déchets la moins chère à produire ?
La formation au tri : une toolbox d'une demi-heure avec liste d'émargement signée suffit à couvrir la sous-action « formation des employés » — souvent le seul trou béant d'un dossier par ailleurs solide.